Quand ce blog a démarré en mai 2011, le premier article fut intitulé « Paris nous restera toujours ». Il paraît que savoir changer d’avis est une question de sagesse, ou bien le fait des personnes qui n’ont pas trop réfléchi avant de se lancer dans une action, alors il me semble aujourd’hui préférable de destiner ce blog à informer sur différents événements (expositions, réflexions, articles, livres, interviews, rankings, etc.) qui m’ont intéressé ou qui peuvent être susceptibles d’attirer l’intérêt de ceux qui suivent ce blog, et la Collection Gelonch Viladegut.
Bien que déjà Henri IV, selon la légende, ait dit que « Paris bien vaut une messe », la réalité est qu’aujourd’hui il n’y a pas mal de « messes » intéressantes à Berlin, à New York, à Londres,…, ou dans bien d’autres coins du monde. Sur des événements que j’aurai pu visiter et sur lesquels j’aurai une opinion personnelle et avérée, je rédigerai des notices dans les prochains articles que je proposerai sur ce blog.
Tout pour l’amour de l’art, parce que l’art est ce que nous intéresse et ce qui nous unit. Parce que les langages partagés peuvent nous rendre solidaires et parce que partager la beauté nous rend plus humains.
Merci de vous intéresser à ce que j’écris ! Pour ma part je vous souhaite de continuer à suivre le passionnant monde de l’art, à tous ses niveaux et dans toutes ses formes.
Les échos de prix records en salles des ventes le montrent: ces dix dernières années, la valeur de l’art contemporain a grimpé en flèche. C’est un investissement plus rentable que les actions ou les obligations. Mais tous les artistes n’ont pas vu leur cote grimper de la même façon.
Comme on signalé Robin Pogrebin et Kevin Flynn, dans un article apparu récentment à « The New York Times », pour le profane en matière d’art, peu de choses sont aussi déconcertantes que les changements soudains de la valeur des œuvres. Par exemple, une boîte à cigares décorée par Larry Rivers, autrefois estimée à 40 000 dollars américains, a été vendue en septembre dernier moins de 4 000 dollars. Un tableau d’Eric Fischl représentant des silhouettes en longues tuniques a atteint en avril dernier le prix de 194 500 dollars, 70 000 de moins qu’il y a six ans. Parabola de Francesco Clemente, estimé en 2010 par Sotheby’s à 90 000 dollars, est parti en mars 2011 pour le tiers de cette somme.
La réputation d’un artiste change constamment et la valeur d’une œuvre peut être affectée par sa taille, son état, sa provenance et le fait qu’elle soit reconnaissable, autant de critères définissant ce que l’on appelle le wall power (l’effet qu’elle produit sur un mur).
Les prix peuvent baisser à cause de commentaires négatifs ou si l’artiste n’a pas été l’objet d’une grande exposition depuis un certain temps. Si un célèbre collectionneur possède des œuvres, c’est un plus: les amateurs renommés font monter la cote des artistes qu’ils achètent (voilà, par exemple, l’envol des new british artists par l’action de Saatchi). Et il y a aussi l’offre et la demande comme réalités à prendre en compte pour décider d’un investissement.
Et il faut aussi retenir que les enchères ne représentent que la moitie des transactions économiques dans le monde de l’art, pendant que l’autre moitié est assurée directement par les galeristes en contacte directe avec ces clients.
Un monde passionnant, mais où le cœur et les oreilles peuvent faire des torts aux yeux et aux portefeuilles.