Graffiteurs et élections aux USA

Graffiteurs et élections aux USA

À l’approche des élections présidentielles de novembre, les graffiteurs investissent les rues pour soutenir ou attaquer les deux candidats favoris, Hillary Clinton et Donald Trump.

Alors que la course à la Maison Blanche fait rage depuis février entre républicains et démocrates, les street artists ont rejoint depuis peu la bataille électorale, armés de leurs bombes de peinture. À travers leurs dessins souvent caricaturaux, les artistes défendent ou attaquent les deux candidats favoris aux élections présidentielles américaines de novembre, à savoir Hillary Clinton (côté démocrate) et Donald Trump (côté républicain).

Le milliardaire Trump, critiqué pour ses sorties sexistes et ses propos dénigrants sur les étrangers en général et sur les immigrants latinos en particulier, semble particulièrement inspirer les graffiteurs. À commencer par l’artiste new-yorkais Hanksy (attention à ne pas confondre avec le Britannique Bansky), qui a représenté le magnat de l’immobilier sous la forme d’un tas d’excréments survolé de mouches, dans les rues de Manhattan.

Dans d’autres villes américaines, comme Chicago et Washington, l‘artiste urbain Plastic Jesus a détourné des panneaux de stationnement où il est écrit «interdiction de stationner à toute heure» en: «Interdit à Trump à toute heure». «Pour moi, l’art de rue est donc une bonne manière d’exprimer mes opinions et, avec un peu de chance, d’aider à générer un débat dans le pays», a expliqué l’artiste à l’AFP dans une interview reproduite sur Le Figaro du 3 mai, une chronique en images signée par Hélène Pagesy.

De son côté, le graffiteur Pegasus, pour afficher son opposition au candidat républicain, a imaginé Donald Trump en Adolf Hitler…peut-être un peu excessif et réitératif, à mon avis, à risque de banaliser l’incarnation complète du mal que Hitler représente et doit continuer à représenter. Un autre artiste, dont l’identité est inconnue, a également eu l’idée de superposer un portrait du milliardaire sur un drapeau nazi…même commentaire…

Mais, de son côté, Hillary Clinton n’est pas en reste. Un artiste de rue a placardé dans tout Brooklyn des dessins en noir et blanc de l’ancienne Première dame, inspiré du célèbre Hope de Shepard Fairey pour la campagne de Barack Obama en 2008. Le dessin d’Hillary Clinton a-t-il vraiment pour ambition de défendre la candidate démocrate? Ou au contraire, dénonce-t-il certains traits de son caractère? Plusieurs interprétations sont avancées.

H.Clinton

En revanche, il n’y a pas de doute possible concernant le sapin en carton imaginé par un autre artiste (inspiré des «arbres magiques» désodorisants). Celui-ci a imprimé le visage d’Hillary Clinton accompagné du slogan «Hillary Pue» et de la mention: «Parfum de scandale.». Très, très explicite, quand-même!

Et quand les artistes imaginent les deux candidats ensemble, qu’est-ce que ça donne? Un combat de boxe sanguinaire, comme en témoigne des collages repérés dans une rue de New York… ou un remake de Shining, encore plus effrayant que l’original.

Vraiment, les graffiteurs sont au rendez-vous de l’élection présidentielle américaine, et ils n’utilisent pas une espèce de langue de bois picturale avec ses sprays ou pinceaux. À suivre, jusqu’au mois de novembre…au moins.

Etiquettes: Clinton, graffitis, Trump, USA

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