Manet: Peintures et gravures, même sujet, diverses approches

Historiquement, la gravure a été et continue à représenter une voie privilégiée d’accès à l’art. Pendant des siècles les citoyens se sont progressivement informés et éduqués à l’art et à la réalité esthétique du moment grâce aux gravures, car les peintures et les sculptures étaient réservées aux élites.

De par leur multiplicité, les techniques de gravure ont été et restent les moyens d’accès à la connaissance des œuvres des grands Maîtres et des artistes contemporains.

Par leur diffusion, les gravures ont permis aux artistes de gagner leur vie et d’accroître leur notoriété. À mon sens la gravure est le plus démocratique des beaux-arts. C’est elle qui a vulgarisé et permis la diffusion de l’art et de l’histoire auprès du plus grand nombre.

Avec la reproduction est venu le temps de l’accession. On peut, par exemple, acquérir une gravure de Rembrandt, alors qu’il est plus difficile et plus rare de posséder un tableau du Maître.

Une collection de gravures offre une opportunité adaptée d’accéder à l’art, progressivement.

Une gravure, comme toute œuvre d’art, arrive chez le collectionneur après avoir fait un long voyage par la chaîne de valeur du monde de l’art et du marché de l’art. Une chaîne de valeurs ajoutées où sont représentés les artistes, les galeristes, les commissaires, les critiques, les collectionneurs, les institutions,… Tous ont une place respectable.

Et Manet n’en est pas une exception, bien au contraire. Nous pouvons connaître aujourd’hui près d’une centaine de gravures qui ont résulté de l’imagination et du travail de Manet. Certes, Manet était surtout un grand peintre, mais pour assurer la diffusion et la reconnaissance de son art, il a décidé de transposer à la gravure quelques-uns de ses tableaux les plus significatifs.

Édouard Manet, « Un bar aux Folies Bergère », gravure, 1884

Nous allons présenter tout suite une série de liaisons peinture-gravure pour bien fixer dans l’esprit des lecteurs cette relation très étroite entre la production picturale de Manet et sa production gravée. Dans chaque cas, ces pièces d’art sont d’une délicatesse et d’une beauté exubérantes.

Pour montrer ces similitudes, ces relations entre peinture et gravure, j’ai choisi 10 très beaux exemples (« L’exécution de Maximilien », « Les Anges au tombeau du Christ », « Le garçon soufflant des bulles », « Lola de Valence », « Le chanteur espagnol », « Berthe Morisot en silhouette », « Olympia », « Le Torero mort », « « Un bar aux Folies Bergère ») et « Le gamin au chien ».

J’espère que cette mise en appétit vous donnera envie de mieux connaître l’art de Manet, son art de la peinture (où il a excellé) et son art de la gravure (avec un peu moins, à mon avis, de qualité).

Pour lire la totalité de l’article et regarder les images-miroir peinture-gravure, voilà l’adresse électronique : http://www.gelonchviladegut.com/fr/manet-graveur/

 

Bonne lecture, profitez bien les images, regarder les contrastes et faites des belles comparaisons!

Etiquettes: graveur, gravures, Manet, peintures

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